Education

01 juin 2011 : 

Recrutement des enseignants par Pole Emploi : De qui se moque-t-on?

Alors que le gouvernement ne cesse des supprimer des postes d'enseignants, que la réussite au concours d'enseignants et de plus en plus difficile à obtenir. Le Gouvernement demande à Pole Emploi de recruter des enseignants. Le ministère de l'Education Nationale lance aujourd'hui une campagne de recrutement. Mais de qui se moque-t-on?

Monsieur Le Ministre de l'Education Nationale, déclarait encore la semaine dernière qu'il n'y avait pas besoin de moyens supplémentaires car le nombre d'élèves est en diminution. Mais celui ci lance une campagne massive pour recruter des enseignants par Pôle Emploi. Voila la preuve effective de l'incohérence de la politique éducative de se gouvernement.

Il n'est pas admissible que des enseigants travaillant pour l'Education Nationale soit recruter sans avoir fait leur formation, et sans avoir passé les examens d'entrée dans l'éducation. Cette pratique n'a qu'un seul but : dissimuler la dégradation de notre système éducatif due à la politique du gouvenement et faire encore une fois de plus des économies.. En effet ces enseignants se font piéger. Car ils entrent dans la fonction publique mais ne seront pas titulaire des postes pourvus, ils pourront donc être licencier à tous moment. C'est encore une fois une dégradation des conditions de travail des enseignants et l'éducation n'est pas une entreprise...

Il faut arreter cela! Monsieur le Ministre doit impérativement revoir sa copie. et doit revoir le nombre de postes d'enseignants pour atteindre l’effectif de 2007. 

Aux lieu de faire des cadeaux fiscaux aux plus riches et aux grosses sociétés , le gouvernement devrait plutôt soigner les services publics qu'il tue chaque jour un peu plus. 

Hier j'étais dans la rue au côté des fonctionnaires, pour défendre l'éducation dans notre pays mais également l'ensemble du service public.



Il y en a assez de voir le service public être la cible des "couteaux économiques" du gouvernement. Il ne faut plus tirer sur le service public. Au Contraire il faut d'avantage le soutenir car il est un besoin vital pour notre pays.


Education Nationale : il faut changer de cap! Il y a urgence!

Le Gouvement n'en est visiblement plus à une contradiction près pour imposer une politique qui sombre maintenant dans le ridicule. Après 16 000 suppression de poste cette année, qui s'ajoute aux milliers des années passées, il annonce la suppression de 16 000 postes pour l'an prochain. 

Ainsi, il a suspendu les allocations familiales aux parents d'enfants absents, mais il n'arrive plus à assurer la présence d'un professeur devant chaque élève.

Mieux encore, alors qu'il supprime des postes, il demande à Pôle emploi de recruter des professeurs remplaçants.

Les personnels, les parents et les élus ont beau manifester partout, rien n'y fait : il refuse obstinément de voir que notre système éducatif se dégrade et ne joue plus son rôle d'ascenseur social.


Cette détérioration affecte tous les niveaux et toutes les catégories de personnels : les professeurs, bien sûr, mais aussi les RASED, les réseaux d'aides spécialisées aux élèves en difficulté, les EVS, les emplois de vie scolaire, les personnels administratifs et même ceux des CDDP, les centres départementaux de documentation pédagogique.

La chute de la France dans le classement PISA n'est donc ni une surprise ni une fatalité. Elle est la conséquence de choix contestables et inadaptés, comme la suppression des IUFM ou la politique d'autonomie et de regroupement des établissements.

L' ambition du gouvernement se résume encore et toujours à un seul objectif : réduire le nombre de professeurs et instaurer des quotas de fermeture de classes pour faire des économies.

L'éducation nationale mérite mieux. Il faut lutter contre les inégalités et l'échec scolaire en rebâtissant l'école de la réussite.

Cette politique passe par une véritable rupture. Des solutions existent.

Tout d'abord, nous pouvons conclure un nouveau pacte éducatif entre les enseignants et la nation. Ensuite, nous devons proposer de relancer la scolarité dès l'âge de deux ans, nous pouvons organiser la semaine de cinq jours éducatifs et de repenser le collège, en lui accordant ses moyens en fonction des caractéristiques sociales des élèves.


Enfin, il faut promouvoir l'autonomie pédagogique des équipes enseignantes, qui doivent avoir le « pouvoir d'agir ».

La question est donc simple : Quand est-ce que le gouvernement abandonnera son approche comptable pour adopter une véritable politique éducative, c'est-à-dire qui soit centrée sur l'avenir de nos enfants ?

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire